Souvenirs … Les vignes, les vins, la cave…
admin | 06/09/2007Après une vie professionnelle qui nous a emmenée de notre Sud natal, à Paris et sa région ensuite à Aix en Provence et sa région, nous avons maintenant retrouvé nos racines méridionales.
Nous avons eu la chance de pouvoir acheter une grande maison à Tresques, petit village médiéval situé entre Uzès et Avignon pour réaliser un projet que nous caressions depuis longtemps : Aménager une partie d une maison de village en gîtes ruraux. L’entrée du gîte est indépendante de l’habitation principale. Sa petite cour fermée par un portail en fer rénové est couverte par une pergola en fer forgé sur laquelle poussent des bignones.
De la fenêtre du gîte, coté Nord, nous avons une vue sur les toits des maisons. Le village est entourés de vignes qui poussent et se colorent au rythme des saisons.
A chaque saison son travail disait mon père qui lui-même entretenait au pied des Cévennes quelques rangées de vignes, pour sa propre consommation de vin.
Dans sa jeunesse, il avait travaillé à Aigues Mortes à la fabrication de tonneaux et de foudres. Les foudres ont une capacité entre 700 et 10 000 litres. (J’ai trouvé sur Internet quelques précisions sur la fabrication des foudres.) http://www.taransaud.fr/FR/produits/menu_foudres.html
Il avait toujours gardé une nostalgie des vignes et du vin. http://fr.wikipedia.org/wiki/Vigne
Quand j’ai atteint l’âge de comprendre, de pouvoir boire et déguster du vin, il me racontait de vieux souvenirs glanés chez les grands pères de son époque. La télé n’existait pas, il y avait les soirées entre voisins.. Et il racontait , racontait au fil de ses souvenirs …….
……Autrefois en France, toutes les maisons avaient leur cave à vin,. Lorsque naissait une fille, on mettait soi-même un bon vin en bouteille, de crus souvent peu connus, et l’on en gardait 100 bouteilles pour le mariage de l’enfant !…. mais cette tradition, à partir des années 20 a commencé à disparaître.
« Aujourd’hui ,disait- t-il , (mes souvenirs remontent à 30 ans !) on ne sait plus ni manger ni boire. Les gâteaux ne sont plus fabriqués à la maison, les vins sont bouchés et achetés avec des étiquettes. Allez savoir ce qu’il y a dans la bouteille ! « Aussi, il précisait toujours avec sa passion légendaire « Pour faire voyager le vin, il y a des époques déterminées, c’est soit en mars (sève montante) soit en septembre (sève descendante). Ce sont aussi les meilleures époques pour le soutirage. Et il racontait….
Maintenant, quand je retrouve des vieux bouquins sur le vin, dans le grenier ou dans un vide grenier, c’est avec nostalgie que je parcours les pages en souvenirs de ce temps passé. Souvenirs…..
L’achat des vins dans les années 1900
Le vin est la liqueur résultant de la fermentation alcoolique du raisin. Ce n’est pas un produit naturel au sens exact du mot, puisqu’il dérive d’une série d’opérations et de manipulation dont le but est de transformer le jus de fruit en un liquide alcoolique. Selon la région, le vin possède des qualités distinctives. Suivant son goût l’acheteur peut se procurer la production du cru qu’il préfère.
Dans les années situées avant la guerre de 14 / 18 , les préoccupations de l’acheteur ne sont pas celles d’aujourd’hui:
Il faut savoir si le raisin a été récolté à bonne maturité, car les vendanges faites trop tôt donnent généralement un vin vert et celle faites sur le tard, donnent un vin qui n’est pas de bonne conservation… Et la récolte a-t-elle été faite par temps clair et chaud ou par pluie ? Dans ce dernier cas, le vin aura une tendance à l’acidité ( Que de changement en presque 100 ans !) Ces renseignements sont encore plus importants pour des vins de crus renommés car en vieillissant, ils n’acquerraient aucune des qualités qui font leur réputation.
En ce temps là, l’acheteur optait pour acheter des vins nouveaux afin de les faire vieillir lui-même. (A suivre)






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